Une cinquantaine d’oeuvres de Sheila Querre à Saint-Emilion seront exposées dans le cloître de l’église collégiale et au Musée souterrain de la Poterie. Il est bien regrettable que cette anglaise de chez nous (elle a les deux nationalités) ne puisse pas assister le 5 juillet à un vernissage qui confirmera l’importance régionale et internationale de sa peinture. Elle sera à ce moment-là à l’hôpital Haut-Lévêque à Bordeaux pour y subir une opération à coeur ouvert. Elle n’a pas voulu que l’on repousse la date de son exposition-vente parce qu’elle commissionne ainsi le Musée souterrain de la Poterie de Saint-Emilion dont elle est une « supporter » très active. En témoignent dans la billetterie de ce musée deux très précieux pots de pharmacie de Montpellier, XVIe siècle, signés Pierre Favier ornés chacun d’un portrait des rois de FrancePharamon et Clovis. Ils ont été offerts à l’Association par Sheila Querre pour remercier celle-ci de ses efforts pour promouvoir non seulement 20 siècles d’histoire de la céramique en Aquitaine mais aussi des créateurs contemporains tels que Claire et Dominique Cour, Louise et Michel Gardelle, Teresa Gironès, Michel Jouhanneau, Brigitte Larcher, Michel Wohlfahrt et bien d’autres, tous artistes de grand talent et tous très appréciés par des milliers de visiteurs chaque année. Oserai-je parler de Sheila Querre sans rappeler les étapes de sa carrière artistique ? Certainement pas ! Née en Angleterre en 1931, après ses études à Kingston on Thames School of Arts elle a travaillé plusieurs années dans le graphisme publicitaire à Londres avant de se marier en Aquitaine. Parmi ses expositions (assez rares car elle est plus à l’aise dans la création que dans le commercial) il y eut : Chichester, Bruxelles, Paris, Bordeaux et, vous le devinez, Saint-Emilion ! Elle est membre de la société Nationale des Beaux Arts, nombreuses sont ses oeuvres dans des collections privées ou d’État. Sheila Querre et l’association du Musée souterrain de la poterie encouragent les prêts d’oeuvres d’art peintes ou sculptées aux viticulteurs lors de leurs opérations « portes ouvertes » ou à VINEXPO. Elles contribuent ainsi, comme les Grandes heures de Saint-Emilion, Philosophia et la Société d’histoire et d’archéologie, au prestige de notre région. Sheila Querre n’est donc pas une inconnue dans le monde des arts. Elle est aussi l’auteur d’une oeuvre très secrète dans laquelle la colonie anglaise animant les rives de la Dordogne voit un témoignage palpable de la survie de la culture Anglo-normande, celle d’Aliénor d’Aquitaine la bonne Duchesse qui créa nos bastides et grâce à elles une démocratie, la seule en Europe en ce temps-là, qui dura trois siècles. Cette oeuvre est un jardin qu’elle a dessiné et planté quelque part sur les bords de la Saye et que vous pourrez visiter (du moins nous l’espérons) en sa compagnie à la fin du mois d’Août après rendez-vous téléphonique. Ce jardin exprime, comme ses oeuvres peintes la paix profonde d’une nature ouverte aux progrès harmonieux de la conscience universelle. L’art véritable est inclassifiable parce qu’il n’imite personne. C’est parce qu’il est profondément singulier qu’il s’ouvre à tous. On le ressent, c’est tout. Dans les paysages de Sheila Querre tout est vivant. Mais on n’y voit ni des hommes au travail, ni des oiseaux, ni des abeilles. On entend pourtant leur murmure dans l’ombre des arbres, on croit voir leur reflet dans le miroir des rivières et on partage leurs émotions au rythme de notre coeur chahuté par ces paradis perdus enfin retrouvés… Envahissons-les donc sans complexe ces paysages car ils sont les nôtres. Comme les cailloux du petit Poucet ils éclairent le chemin le plus mystérieux le plus secret et le plus désirable de NOTRE existence. --------------------------------------------------------------------------------------------
Depuis 30 000 ans, l’Aquitaine a inventé et propagé un art de vivre dont témoignent non seulement les peintures préhistoriques du Périgord, les oeuvres des troubadours, les grands écrivains tels Montaigne et Montesquieu, et des peintres remarquables comme Marquet, Princeteau, Hugon, Gardelle, Cour et de nombreux grands artistes anonymes dans le domaine de la céramique au service desquels le Musée souterrain de la poterie de Saint-Emilion multiplie ses efforts. Pour réunir les moyens financiers afin de réaliser ces projets une importante expositionvente aura lieu du 5 juillet au 5 septembre dans le cloître de l’église collégiale de Saint-Emilion. Elle présente une quarantaine de toiles de Sheila Querre et une extraordinaire collection de mascarons dans le Musée souterrain de la Poterie dont Laurent Frontère l’écrivain, le dessinateur et le modeleur inspiré est le créateur. Il jure que toute ressemblance avec des personnages contemporains ne peut être que fortuite ( !) Quant aux organisateurs (le Musée souterrain de la poterie en collaboration avec la Municipalité et l’Office de tourisme de Saint-Emilion) ils aiment beaucoup l’humour de ces ornements d’architecture et pensent que le rire intelligent et la beauté peuvent être consommés sans modération.
Le Musée souterrain de la Poterie en partenariat avec la Municipalité et l’Office de Tourisme de Saint-Emilion présente Sheila Querre dans le Cloître de l’église collégiale et au Musée du 5 juillet au 5 septembre 2013
[./indexpag.html]
[./expos_museepag.html]
[Web Creator] [LMSOFT]